Réaliser un documentaire – Partie 2

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Réaliser un documentaire – Partie 2

Message par DELOUTEAU le Jeu 22 Jan - 11:09

Réaliser un documentaire – Partie 2



Le mois dernier, nous avons ouvert notre atelier de création de documentaire en vous montrant comment préparer votre film. Ce mois-ci, il est temps de découvrir comment filmer un documentaire en extérieur, c’est-à-dire en décor naturel. Si à l’issue d’une journée de tournage, vous avez déjà constaté que vos séquences étaient difficiles à exploiter pour obtenir un film cohérent, prenez le temps de lire les conseils suivants.


Anticiper sur les événements



Lorsque vous filmez quelque chose qui se passe devant vous, qu’il s’agisse d’un événement programmé, attendu ou imprévu, vous ne savez jamais vraiment ce qui peut advenir dans la minute qui suit. C’est pourquoi vous devez anticiper. Dans la mesure du possible, vous devez savoir à quels événements vous pouvez vous attendre, et comment les filmer en décidant à l’avance où vous placer avec votre caméra. Il vous faut notamment établir une liste des plans et raccords qui seront nécessaires à votre montage.

Ceci est d’autant plus important lorsque la situation évolue subitement et que vous devez revoir vos plans dans l’urgence. En effet, si vous savez ce que vous devez impérativement obtenir, vous pouvez réagir plus rapidement lorsqu’un changement inattendu se produit devant vous.

Essayez toujours d’associer plans larges montrant l’ensemble de l’action et plans rapprochés ciblant les détails. Limitez autant que possible les mouvements de caméra et, si vous le pouvez, filmez durant dix secondes au moins avant et après chaque déplacement de caméra pour vous ménager une marge de manœuvre suffisante à l’étape du montage. Enfin, n’oubliez pas que chaque plan doit durer au minimum dix secondes. Un plan de coupe de deux secondes est rarement exploitable.


Interviews
Dans le cadre d’une interview, vous pouvez maîtriser votre environnement de prise de vue. Profitez-en. Veillez à la lumière, soignez le cadrage, et évitez les bruits extérieurs, notamment la musique. Quel que soit votre type de cadrage, placez les yeux du sujet à la limite inférieure du tiers supérieur de l’écran. Et dites à la personne de concentrer son regard sur l’interviewer, et non sur la caméra. Posez des questions ouvertes ne permettant pas une simple réponse par oui ou par non, et gardez toujours avec vous des notes indiquant deux manières alternatives de soumettre des questions essentielles, afin d’obtenir deux réponses formulées différemment pour votre montage.


plans de coupe



Quel que soit le sujet de votre documentaire, vous devez évidemment vous concentrer sur le « cœur de l’action ». Néanmoins, n’oubliez pas de filmer autant de plans de coupe (ou raccords) que possible. Les plans de coupe ont une utilité précieuse à l’étape du montage car ils vous permettent de replacer l’action principale dans son contexte et d’effectuer vos coupes comme bon vous semble. Par exemple, une scène d’événement sportif sera beaucoup plus facile à monter si vous possédez quelques plans de coupe montrant l’assistance. De même, quelques images présentant des mouvements de main de la personne interviewée ou même la pièce dans laquelle elle se trouve, faciliteront grandement votre montage.


Son



Parmi les principaux éléments distinguant les productions vidéo professionnelles des films purement amateurs, la qualité du son est également primordiale. Si vous avez beaucoup de mal à entendre ce que dit une personne interrogée, l’intérêt de cet intervenant et le contenu de ses propos seront largement relativisés. Au contraire, si la qualité sonore est nette et précise, ce point fort peut compenser l’éventuelle instabilité de l’image, une mise au point quelque peu défaillante ou un cadrage approximatif.

Le son est généralement la dernière chose à laquelle vous pensez lorsque vous filmez. Et pourtant, il devrait constituer l’une de vos préoccupations essentielles à chaque instant. Même si vous possédez un bon caméscope, son microphone se contente le plus souvent de capturer l’ensemble des bruits environnants sans aucune distinction. Si vous souhaitez vous concentrer sur un son particulier – par exemple, la voix d’une personne interviewée –, ce type de micro n’est pas adapté.

Pour vos interviews,il existe une solution rapide et économique. Un micro-cravate s’achète à partir de 20 euros environ, et peut se connecter directement à la prise micro de votre caméscope. Il vous permet de capter le son jusqu’à environ 30 cm – une isolation idéale pour enregistrer à proximité d’un axe routier bruyant, par exemple.

Pour disposer d’un bon microphone polyvalent, essayez d’utiliser un micro-canon, de forme cylindrique allongée. Vous pouvez généralement le connecter sur la partie supérieure de votre caméscope. Cet accessoire est plus coûteux, mais conçu pour capter des sources ciblées, situées directement en face, dans un ensemble sonore indifférencié.

Filmez toujours votre documentaire en portant un casque audio relié à votre caméscope, ceci afin de contrôler le son en direct. N’hésitez pas à refaire une scène lorsque la captation sonore laisse à désirer à l’issue de la première prise.

Le mois prochain
Le mois prochain, nous verrons comment monter notre film pour créer un documentaire passionnant.

DELOUTEAU

Messages: 6
Date d'inscription: 05/12/2007
Age: 64

Voir le profil de l'utilisateur http://deloutea.perso.sfr.fr

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum